Maquette du Ketch corsaire Hollandais de 1750, armé de 10 canons et 6 couleuvrines (Petit canon à main, monté sur un petit affut sur le plat-bord)

Kit Italien de la marque Corel. Construction classique par couples et bordé. Essences de bois diverses pour donner du relief et de la couleur à la maquette.

Echelle : 1/50

Longueur : 810 mm

Largeur : 250 mm

Hauteur : 685 mm

Niveau difficulté : 6 sur 10                                  

Construction du kit en 3 mois en 1994

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LE KETCH


 

 A côté des bâtiments de haute mer, il existait différents types de petits navires dont il ne faut pas négliger le rôle. Leur importance n'est pas comparable à celle des vaisseaux, mais non moins négligeable.

Le Ketch, dont le véritable nom français est « quaiche ou caiche », est un de ces petits bâtiments, d'origine anglaise, spécialement destiné à naviguer sur les côtes de la Manche et dans la mer du Nord.

 Son gréement est très particulier. Il se caractérise par l'absence du mât de misaine dont la disparition remonte, à la fin du XVIIe siècle, avec les galiotes à bombes de Duquesne sur lesquelles devaient être embarqués de gros mortiers.

Ces mortiers, placés sur le pont, à la place du mât de misaine, permettaient de tirer par l'avant et de ne présenter qu'une face étroite à l'ennemi.

Les Anglais appelaient d'ailleurs ce type de navire « bomb ketch ». Le Ketch était donc utilisé pour la guerre (il était alors armé de 6 à 12 canons), mais aussi pour le commerce et la pêche, notamment la pêche harenguière.

Ses dimensions étaient variables, puisqu'il pouvait jauger 30, 50, 100 et même jusqu'à 200 tonneaux. Il portait deux mâts : le grand mât, au centre, avec grand-voile (voile aurique à corne), hunier et perroquet, et le mât d'artimon, plus petit, emplanté sur l'avant de l'étambot, avec brigantine (voile aurique) et perroquet de fougue. Son beaupré, très peu relevé et assez long, servait de point d'amure à deux focs et une trinquette.

C'était un gréement très avantageux, surtout par vent arrière, et peu de petits bâtiments offraient une telle surface de voilure.

On comprend donc pourquoi, dès cette époque, un certain nombre de bâtiments de plaisance furent gréés en ketch.

Un bateau corsaire est un bâtiment muni d’une autorisation d’un gouvernement, une lettre de marque ou de commission, en vue de capturer les navires ennemis ; ce sont les pirates privés du roi et le corsaire combat pour son pays et n’est pas en marge de la légalité. L’activité du corsaire cesse en même temps que la guerre. Quand il est capturé par l’ennemi, le corsaire est traité comme un prisonnier de guerre. Les Anglais les appellent « privateers », littéralement « guerriers privés ». Un grand nombre d’entre eux se tournèrent vers la piraterie quand les gains se firent substantiels

 

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Petite Histoire du Dolphyn


 

Il n’existe pas d’archives précises relatant l’histoire du Dolphyn mais j’ai tout de même trouvé l’anecdote suivante :

En 1793 le navire corsaire nantais « Les Deux-Frères » armé de 22 canons avec 100 hommes à bord, sous le commandement du Capitaine Léonard Julien Quirouard (surnommé « Mylord Quirouard», ", il était surnommé "Quirouard Courte-Queue" par ses marins en raison de son catogan), aurait capturé le Dolphyn, et l’aurait conduit à Baltimore aux USA pour le vendre aux alentours de 700 000 livres. Sa cargaison fut estimée à deux millions de livres. Le capitaine du Dolphyn se nommait Kenitet.

 

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